Sur les hauteurs de Villecomtal, le glamping Terre rouge allie confort et nature. Avec, aux commandes, d’avril à la Toussaint, du couple Magali Coldefy et Pierre Gourmanel.

L’accent est mis sur la nature. Et, force est de reconnaître qu’il n’y a pas d’erreur dans la formulation. Car, ici, ce qui frappe, en premier, c’est l’absence (presque) totale de lodges, de tentes… Et le silence qui règne dès le premier parking. Les clients sont pourtant bien arrivés à bon port. Bienvenue au glamping Terre rouge de Villecomtal.

Magali Coldefy, la propriétaire des lieux, n’est pas une grande adepte du terme. “Pour moi, le glamping, c’est le confort dans la nature. Il n’y a pas forcément de glamour et de luxe comme ce nom l’indique. Mais, que les choses soient bien claires, ce n’est pas parce que nous sommes au milieu de la nature qu’il n’y a pas de confort !” Avant d’en arriver là, elle et son compagnon Pierre Goumanel n’avaient jamais géré une telle structure. “Nous avons tenu un restaurant dans un petit village de cinquante habitants dans l’Hérault, de 2018 à 2024.Tout le monde nous a pris pour des fous. Nous avons bien fonctionné et, surtout, créé des liens. Cela nous a bien servis lorsque nous avons repris ici”. 

Le couple souhaite apporter sa touche personnelle.
Le couple souhaite apporter sa touche personnelle.
Centre Presse Aveyron – Paulo Dos Santos

En route pour la troisième saison

Le hasard a finalement bien fait les choses. En 2016, Pierre Gourmanel avait passé quelques jours dans ce glamping de Liliane Delmas. Et avait été séduit par le concept. “À ce moment-là, nous avions déjà le projet en tête. Il fallait juste attendre que “Lil” prenne sa retraite…” Le couple est ainsi arrivé juste avant la saison 2024 et a vite été confronté à la réalité du terrain. “Il a fallu remettre pas mal de choses en état, notamment au niveau paysager, car “Lil”, toute seule, ne pouvait pas être partout. Du coup, la mise en route s’est réalisée lentement, mais nous avons désormais trouvé notre rythme de croisière”.

Tout cela, notamment, grâce aux habitants dont le village est à un lancer de bois. “Nous avons été très bien accueillis par les villageois. Ils étaient, à la fois, heureux que le camping soit repris, mais également de venir nous donner un coup de main car, en 2013, à la création du site, novateur pour l’époque, par “Lil”, ils ont été nombreux à s’être retroussés les manches”. 

Des lodges installés dans une prairie.
Des lodges installés dans une prairie.
Centre Presse Aveyron – Paulo Dos Santos

De nature, il en est donc question dans ce camping – 23 emplacements au total, 11 en tentes-lodges et 12 “nus” – qui surplombe le village. Une grande serre fait office de terre d’accueil et met les clients rapidement dans l’insolite. D’un côté, le bar étanche la soif, de l’autre, la bibliothèque et les jeux de société nourrissent l’esprit. La grande brouette électrique a néanmoins un côté luxueux. Et surtout pratique ! Six tentes-lodges sur pilotis se trouvent dans la prairie avec un chemin d’accès qui use parfaitement les mollets… Ce qui est également le cas sur les hauteurs de la forêt où sont installés quatre tentes-lodges. “Tous sont parfaitement équipés, bien entendu. Ce qui est sympa, ce sont les terrasses où fraîcheur et tranquillité sont un véritable plus”.

Pour les puristes – “il en existe encore des campeurs qui aiment bien poser leurs tentes sur des terrains même un peu pentus, à contre-courant de ce qui se fait aujourd’hui” –, il est possible de s’installer en lisière, à l’ombre forcément, mais également pas très loin de la piscine. Car, bien sécurisé, un rectangle d’eau invite à la pause fraîcheur. Glamping, ou pas, avec ou sans glamour, la nature, ici, vous tend les bras. Accompagné du sourire et de la bonne humeur des propriétaires.

Restauration et concerts

Magali Coldefy et Pierre Gourmanel sont arrivés en 2024 alors que la saison avait été lancée par Liliane Delmas. Avec un environnement préservé et une structure à taille humaine (d’une surface totale de 3 hectares), le couple souhaitait poursuivre cette aventure au succès certain tout en apportant sa touche.

“L’important, c’était de garder cet esprit collectif qui existe entre le camping, la clientèle et le village. Par exemple, nous faisons en sorte d’acheter et de consommer des produits locaux”. Car, le couple, qui a tenu un restaurant durant quelques années, a construit un four à bois pour y préparer des pizzas. Le service, sans venir concurrencer les commerces du village, se fait de façon ponctuelle pour la clientèle et tous les gens qui souhaitent venir.

Elles pourront être dégustées en écoutant de la musique lors de concerts sous une pergola faisant office de pôle guinguette. De même, hors période de haute saison, la piscine est également accessible pour les villageois. Dans les projets à plus ou moins long terme, le couple souhaiterait développer un coin cuisine, proposer une location de VTT. Et réfléchit déjà à pousser les bois. “Nous avons l’agrément pour 60 emplacements. Nous en sommes très loin et notre objectif n’est pas de faire pour faire. Il faut garder l’esprit de la structure et nous apporterons des touches petit à petit. Dans l’idée, néanmoins, nous ferons en sorte d’aplanir des terrains par-ci par-là, sans oublier l’aménagement de sentiers vers le village…”

from:www.centrepresseaveyron.fr

published 2026-07-22 15:01:04